L’analyse par le Magistère de l’Eglise des racines et des manifestations de la crise de la famille ne débouche pas cependant sur une conclusion négative, tant s’en faut. Au doute sur la famille, et à la constatation de ses dérives ou même de sa fréquente dislocation, ce même Magistère oppose la vision claire - et aussi exigeante - que l’Eglise porte sur la famille, comme institution naturelle, bien précieux de l’humanité, élément essentiel de la formation humaine dans l’éducation. Cette vision n’est pas liée aux variables de l’histoire ou des mœurs, mais à ce qui est vrai, permanent dans la nature humaine.
Ce message du Magistère tient en quatre points :
1) Le mot « famille » doit être réservé à ce qui est famille.
2) La famille est une institution naturelle, qui n’est pas liée à une époque ou à une culture particulière.
3) La famille est un bien, fondée sur des biens immuables.
4) Préparant les citoyens de demain elle rend un service inestimable à la société, que rien ne pourrait substituer.
Les atteintes portées à cette institution et à son fonctionnement ont toujours de graves conséquences pour les individus et pour la société.