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La révolution sexuelle dans la culture contemporaine

C’est donc la psychanalyse post-freudienne qui, en fait, est largement responsable de la permissivité sexuelle actuelle et des attaques corollaires contre la famille. Proposant une lecture réductrice du « principe du plaisir » selon Freud, elle a légitimé la satisfaction des pulsions sexuelles dans leurs différentes expressions, appelant de façon négative, comme faisant partie de la « répression sexuelle », la maîtrise et le contrôle de soi.

A partir de cette interprétation « mauvaise » et extrémiste de la pensée de Freud s’est développée une conception mécaniciste de l’homme, dominé par les instincts et le désir de leur gratification immédiate : le sexe est tout, on ne lui commande pas, les névroses et les souffrances de la personnalité ne sont dues qu’aux répressions de l’activité sexuelle. Dans ce contexte, l’éducation traditionnelle ne serait autre qu’une sorte de répression ; la culture des devoirs est présentée comme le résultat d’une névrose collective : l’éducation sexuelle devrait, alors, réaliser une sorte de « démystification » du sexe et des sentiments, une « libération du sexe » dans le but d’éviter les névroses dérivant de la « répression ».

L’idéologie actuelle de base est l’idéologie permissive et hédoniste, propre à la société industrielle. En fait, l’industrialisation a en elle un dynamisme qui lui est connaturel et pousse à la production : pour produire plus il faut encourager la consommation ; pour encourager la consommation il faut créer de nouveaux besoins et désirs et faire passer l’idée du bien être économique du statut de moyen à celui de fin de la vie et de la société. Une fois que l’idéal hédoniste a pénétré les esprits, la société permissive s’implante, qui tend à éliminer tout ce qui empêche l’atteinte du bien être, même s’il s’agit de la vie des autres êtres humains.